Le synopsis : Un gars ordinaire s'improvise super-héros. Jusque là, vous trouvez sûrement que ça ressemble beaucoup à Kick-Ass, mais détrompez-vous, ce n'est pas le cas.
Tout d'abord, Frank, le personnage principal, veut être un super-héros pour combattre un criminel, le nouveau petit ami de sa femme. J'ai dis « un gars ordinaire », mais je voulais dire « un raté ». Tant qu'à être sur la voie du combat de crime, The Crimson Bolt combat de petits criminels à coups de clé à tuyau et même se trouver une acolyte. Ultimement, il affronte son ennemi suprême...
Le scénario : Beaucoup moins nunuche que Kick-Ass, qui proposait une fausse critique des films de super-héros avec « humour », mais dont la trame tait injectée de patriotisme mal placé et de morale à deux sous. C'est sans compter les manoeuvres trop visibles utilisées afin d'éviter que le film soit classé 16 ans et plus.
Rien de tel, donc, dans Super. Au contraire, j'ai l'impression qu'on a tout fait pour être certain d'être classé 16+. On a aussi refusé de nombreuses convenances hollywoodiennes, ce qui a pour effet de surprendre le spectateur - vraiment.
Les dialogues aussi sont très intéressants. Bien qu'on commence à être habitué au style utilisé par James Gunn (Dawn of the Dead, Slither), les répliques sont savoureuses dans les bouches de Rainn Wilson et Ellen Page.
Acteurs : Wilson est excellent dans le rôle du raté qui se prend en main. Pas un seul souffle ne sonne faux. Bien que son personnage s'approche de prime abord de celui de Dwight dans The Office, il va bien au-delà. Scénario aidant, il évolue d'une façon cohérente avec la psychologie du personnage. Son jeu très convaincant va à l'encontre des règles hollywoodiennes traditionnelles, ce qui est très rafraîchissant.
Ellen Page, que j'ai découvert comme beaucoup grâce à Hard Candy, joue encore une jeune fille au comportement marginal. Je dis encore parce que, pour l'instant, c'est tout ce qu'on lui offre. Dans Super, elle incarne une commis dans un magasin de bande-dessinées. C'est une geekette qui prend beaucoup plus de plaisir que Frank a devenir un super-héros. Côté jeu, elle est excellente, comme d'habitude. Sans vouloir faire de rapprochement douteux, je dirais qu'on croit voir Natalie Portman dans Garden State, mais sur l'acide.
Réalisation : Cynique. Un peu british, mais contemporaine. Dans le genre des récents films indépendants des dernières années. Gunn a osé déborder et a inclus des onomatopées de bande-dessinée. Sinon, rien de particulier. Cela dit, puisque j'adore ce style de réalisation, James Gunn ne perd aucun point. La trame sonore de Tyler Bates (Slither, 300, Watchmen) soutient le film dans toute sa moquerie et sa sensibilité (eh oui).
Bref, Super est un super film qui surprend tant par son scénario anti-conformiste que par ses répliques cinglantes et le savoureux jeu des acteurs. Le film offre des similarités avec des films comme Little Miss Sunshine, Juno et Napoleon Dynamite, mais en plus trash.
9,5 / 10 : Un film à posséder.
Fiche IMDb du film.
Bande-annonce ci-dessous.
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mercredi 19 octobre 2011
vendredi 9 septembre 2011
Source Code (Code source) - Duncan Jones
Un matin, un terroriste fait sauter un train. Grâce à la physique quantique appliquée (sic), un département militaire secret tente d'arrêter ce terroriste qui menace de faire de nouvelles victimes. Pour cela, on projette un soldat dans le « code source », un mélange confus entre les mathématiques quantiques et l'idée que le cerveau garde une empreinte des huit minutes au moment de la mort du corps. À l'aide d'une explication douteuse, on plonge un militaire dans une simulation - qui n'en est pas une, semble-t-il croire - qui dure huit minutes à la fin desquelles le train saute. Fait intéressant : cinématographiquement parlant, aucune des séances ne dure huit minutes.
Scénario : C'est le premier long-métrage de Ben Ripley, alors je le félicite. Seul défaut : la confusion et la sensation d'incohérence tenace qui ne lâche le spectateur que très tard dans le film (et encore). Une connaissance minimale de la théorie quantique nous fait accepter la fin comme logique et moins quétaine. Malgré certaines faiblesses scénaristiques (par exemple, les gestes posées par les personnages sont parfois en contradiction avec leur psychologie), Ripley a fait preuve de talent et je crois bien qu'il nous étonnera dans les prochaines années.
Acteurs : Jake Gyllenhaal joue bien, mais n'impressionne pas. Frédérick De Grandpré aurait pu tenir le rôle. Deux actrices lui donnent la répliquent, Vera Farmiga (Orphan et Up in the Air) dans le monde réel et Michelle Monaghan (Gone Baby Gone et Due Date) dans le train quantique.
La première n'est pas sans rappeler Cate Blanchett par son maquillage et son jeu. Ça donne l'impression que le manque de budget a poussé la production à niveler vers le bas. Souhaitons que son jeu continue à s'améliorer, ce qui semble être le cas puisque je l'ai trouvé meilleure que dans Orphan.
La seconde actrice, Monaghan, avec cet air mignon qu'ont les actrices qui suivent les canons de Liv Tyler, est ordinaire. Son jeu est égal et elle n'est pas émouvante (même quand elle meure - ce n'est pas un punch, je vous ai dit que le train saute à toutes les « simulations »).
Réalisation : Duncan Jones n'avait qu'un film de réalisé quand il a travaillé sur Source Code. Pourtant, je n'ai rien trouvé de maladroit ou de gauche dans son travail. Il aime proposer des pistes aux spectateurs et le monteur Paul Hirsch (Empire Strikes Back, Ferris Bueller, Mission Impossible) donne un rythme très judicieux au film.
7/10 : Vaut certainement une location, peut-être même un achat en prévisionné.
Fiche IMDb du film.
Scénario : C'est le premier long-métrage de Ben Ripley, alors je le félicite. Seul défaut : la confusion et la sensation d'incohérence tenace qui ne lâche le spectateur que très tard dans le film (et encore). Une connaissance minimale de la théorie quantique nous fait accepter la fin comme logique et moins quétaine. Malgré certaines faiblesses scénaristiques (par exemple, les gestes posées par les personnages sont parfois en contradiction avec leur psychologie), Ripley a fait preuve de talent et je crois bien qu'il nous étonnera dans les prochaines années.
Acteurs : Jake Gyllenhaal joue bien, mais n'impressionne pas. Frédérick De Grandpré aurait pu tenir le rôle. Deux actrices lui donnent la répliquent, Vera Farmiga (Orphan et Up in the Air) dans le monde réel et Michelle Monaghan (Gone Baby Gone et Due Date) dans le train quantique.
La première n'est pas sans rappeler Cate Blanchett par son maquillage et son jeu. Ça donne l'impression que le manque de budget a poussé la production à niveler vers le bas. Souhaitons que son jeu continue à s'améliorer, ce qui semble être le cas puisque je l'ai trouvé meilleure que dans Orphan.
La seconde actrice, Monaghan, avec cet air mignon qu'ont les actrices qui suivent les canons de Liv Tyler, est ordinaire. Son jeu est égal et elle n'est pas émouvante (même quand elle meure - ce n'est pas un punch, je vous ai dit que le train saute à toutes les « simulations »).
Réalisation : Duncan Jones n'avait qu'un film de réalisé quand il a travaillé sur Source Code. Pourtant, je n'ai rien trouvé de maladroit ou de gauche dans son travail. Il aime proposer des pistes aux spectateurs et le monteur Paul Hirsch (Empire Strikes Back, Ferris Bueller, Mission Impossible) donne un rythme très judicieux au film.
7/10 : Vaut certainement une location, peut-être même un achat en prévisionné.
Fiche IMDb du film.
lundi 15 août 2011
Rise of the Planets of the Apes (La montée de la planète des singes) - Rupert Wyatt
Synopsis : En cherchant à résoudre la maladie d'Alzheimer, un jeune savant (James Franco) rend un singe tellement intelligent que ce dernier, rendu agressif par la société, prend la tête d'un groupe hétéroclyte de primates (gorilles, orang-outangs, chimpanzés) et saccage San Francisco. En parallèle, le labo de Franco développe une version « améliorée » de la « ooze » (des tortues ninjas). Problème : les humains, contrairement aux singes, réagissent mal à ce virus. Ça augure mal pour l'humanité.
Scénario : Outre les énormités soulignées par un collègue blogueur concernant la très mauvaise imitation d'un comportement en laboratoire et les archétypes (patron inégal, tortionnaire d'animaux et porteur innocent - sens québécois - d'un virus), le scénario de Rise of the Planets of the Apes est d'un prévisible désarmant. Il est si cliché qu'on s'est permis deux "avances rapides" à l'intérieur des premières minutes, un procédé maladroit additionné à une narration inadéquate. Quelle idée navrante de choisir un scénariste qui n'a que deux films derrière la cravate (Eye for an Eye, 1996, et Relic, 1997) pour écrire le scénario d'un film aussi important. Le scénario présente des événements prévisibles ainsi que des répliques mille fois entendues. Les seuls moments intéressants - bien que clichés - sont ceux qui ne mettent en scène que des singes. On évite ainsi les dialogues éculés et la mise en scène boiteuse.
Acteurs : James Franco ne gagnera pas d'oscar. En fait, il ne sera probablement même pas nominé. Les singes le seront, eux. Sérieusement, Franco est généralement meilleur que ça. Heureusement, Andy Serkis, qui a donné vie à Gollum et qui personnalise César, a une prestance qui transcende les capteurs de mouvements et les animateurs ont su rendre une « humanité » plus touchante que celle des acteurs. Bref, les singes sont crédibles et touchants, mais horriblement prévisibles...
Réalisation : Donner Rise of the Planet of the Apes à Rupert Wyatt, c'est demander à Patrick Huard de refaire Le déclin de l'empire américain. La différence, c'est que Patrick Huard n'oserait pas une telle folie parce qu'il est censé. Wyatt n'a réalisé qu'un seul long métrage avant celui-ci. The Escapist est passé inaperçu parce qu'il était aussi bien réalisé que Rise of the Planet of the Apes, mais sans le budget.
Les plans et cadrages sont imités, calqués sur les réalisations célèbres des dernières années. On remarquera les plans de silhouettes de singes au troisième plan, le méchant entouré des singes vengeurs (on dirait Scar au milieu des hyènes) et le saut au ralenti vers un hélicoptère en vol (très John Woo, mais popularisé par les Wachowski). Le travail des excellents monteurs Conrad Bluff et Mark Goldblatt (Short Circuit, Species, Spaceballs, Titanic et Terminator parmi tant d'autres).
En général : C'est une perte de temps de refaire Rise of the Planet of the Apes. Et si on ose une telle chose, il faut trouver une équipe et un réalisateur à la hauteur d'un tel projet. Selon moi, si ce n'avait été de la qualité de la réalisation, même la version de Tim Burton aurait été de trop.
6/10 : Vaut une location, pour les singes. La réalisation peut faire regretter le billet de cinéma.
Fiche IMDb du film.
Scénario : Outre les énormités soulignées par un collègue blogueur concernant la très mauvaise imitation d'un comportement en laboratoire et les archétypes (patron inégal, tortionnaire d'animaux et porteur innocent - sens québécois - d'un virus), le scénario de Rise of the Planets of the Apes est d'un prévisible désarmant. Il est si cliché qu'on s'est permis deux "avances rapides" à l'intérieur des premières minutes, un procédé maladroit additionné à une narration inadéquate. Quelle idée navrante de choisir un scénariste qui n'a que deux films derrière la cravate (Eye for an Eye, 1996, et Relic, 1997) pour écrire le scénario d'un film aussi important. Le scénario présente des événements prévisibles ainsi que des répliques mille fois entendues. Les seuls moments intéressants - bien que clichés - sont ceux qui ne mettent en scène que des singes. On évite ainsi les dialogues éculés et la mise en scène boiteuse.
Acteurs : James Franco ne gagnera pas d'oscar. En fait, il ne sera probablement même pas nominé. Les singes le seront, eux. Sérieusement, Franco est généralement meilleur que ça. Heureusement, Andy Serkis, qui a donné vie à Gollum et qui personnalise César, a une prestance qui transcende les capteurs de mouvements et les animateurs ont su rendre une « humanité » plus touchante que celle des acteurs. Bref, les singes sont crédibles et touchants, mais horriblement prévisibles...
Réalisation : Donner Rise of the Planet of the Apes à Rupert Wyatt, c'est demander à Patrick Huard de refaire Le déclin de l'empire américain. La différence, c'est que Patrick Huard n'oserait pas une telle folie parce qu'il est censé. Wyatt n'a réalisé qu'un seul long métrage avant celui-ci. The Escapist est passé inaperçu parce qu'il était aussi bien réalisé que Rise of the Planet of the Apes, mais sans le budget.
Les plans et cadrages sont imités, calqués sur les réalisations célèbres des dernières années. On remarquera les plans de silhouettes de singes au troisième plan, le méchant entouré des singes vengeurs (on dirait Scar au milieu des hyènes) et le saut au ralenti vers un hélicoptère en vol (très John Woo, mais popularisé par les Wachowski). Le travail des excellents monteurs Conrad Bluff et Mark Goldblatt (Short Circuit, Species, Spaceballs, Titanic et Terminator parmi tant d'autres).
En général : C'est une perte de temps de refaire Rise of the Planet of the Apes. Et si on ose une telle chose, il faut trouver une équipe et un réalisateur à la hauteur d'un tel projet. Selon moi, si ce n'avait été de la qualité de la réalisation, même la version de Tim Burton aurait été de trop.
6/10 : Vaut une location, pour les singes. La réalisation peut faire regretter le billet de cinéma.
Fiche IMDb du film.
lundi 8 août 2011
Starbuck - Ken Scott
C'est peut-être la proximité dans le temps, ou peut-être l'acteur principal, je ne saurais dire, mais je craignais un Funkytown 2. Heureusement, ce n'est pas le cas. Vraiment pas.
Synopsis : David est un ado de 42 ans. Quand il décide de se prendre en main pour regagner sa blonde, il apprend qu'il est le père biologique de 533 enfants. C'est que, jeune adulte, il a beaucoup donné... à une banque de sperme près de chez lui. Entre un ami avocat qui voit là le procès de sa carrière et une blonde enceinte, David dit mettre les bouchées double s'il veut atteindre son but.
Scénario : Super. Bien ficelé et bien solide. On retrouve le Ken Scott de La vie après l'amour et de La grande séduction. Un scénario qui évite la nébulosité du Guide de la petite vengeance et les rares faiblesses des Doigts croches. Peut-être est-ce la contribution de Martin Petit qui l'a poussé à travailler davantage les passages "à piège". Les dialogues sont bien écrits, mais certains acteurs ont parfois de la difficulté à se les mettre en bouche (!) et à rester naturel.
Acteurs : Je n'avais pas revu Patrick Huard et Julie LeBreton jouer ensemble depuis Cadavres. Même si cette dernière n'a pas un rôle énorme, on apprécie sa présence. Pour ce qui est de Patrick Huard, le terme "rôle principal" n'est pas utilisé en vain. Malgré un personnage qui se veut humble, il prend toute la place (ce qui est très volontaire, car le père lui-même le souligne durant la scène "conseiller-personnage principal"). De toute façon, ce n'est pas une mauvaise chose, car le jeu de Patrick Huard est excellent. Aucune lourdeur, simplement une candeur sincère et jamais mal placée qui me ferait dire "honnnnn" si j'étais une fille (ça arrive, non ?). Je veux aussi saluer le fils emo de David, qui aurait pu être utilisé dans la seconde partie du film, mais qu'on a mis de côté pour une raison qu'on ne peut que supposer.
Réalisation : Toute en douceur. Ken Scott développe doucement son style. À titre de seconde réalisation (Les doigts croches étant sa première expérience), ç'aurait été audacieux de sa part de vouloir trancher avec la tradition. Je peux cependant dire qu'on a évité tous les écueils d'un premier ou deuxième long-métrage - ce qui n'est pas le cas de tous les réalisateurs - pour livrer un produit de qualité dont la réalisation est transparente, à l'image de la sincérité du personnage principal. Ken Scott n'a pas tenté d'innover - grand bien lui fasse -, il a plutôt opté pour des plans modernes et un montage en conséquence. Félicitations à Yvann Tibaudeau pour l'excellent rythme du montage. Aucune longueur. Il ne ressort de ce film que sincérité et sensibilité.
En général : C'est un très belle histoire sur la paternité et la notion de famille. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que tout (réalisation, scénario, jeu d'acteur, montage, direction photo, etc.) va dans ce sens. Il en ressort une grande cohérence qui fait du bien en ces temps où Hollywood produit trop de films...
9/10 : Très bon film que je compte me procurer dès sa sortie.
Fiche IMDb du film.
Synopsis : David est un ado de 42 ans. Quand il décide de se prendre en main pour regagner sa blonde, il apprend qu'il est le père biologique de 533 enfants. C'est que, jeune adulte, il a beaucoup donné... à une banque de sperme près de chez lui. Entre un ami avocat qui voit là le procès de sa carrière et une blonde enceinte, David dit mettre les bouchées double s'il veut atteindre son but.
Scénario : Super. Bien ficelé et bien solide. On retrouve le Ken Scott de La vie après l'amour et de La grande séduction. Un scénario qui évite la nébulosité du Guide de la petite vengeance et les rares faiblesses des Doigts croches. Peut-être est-ce la contribution de Martin Petit qui l'a poussé à travailler davantage les passages "à piège". Les dialogues sont bien écrits, mais certains acteurs ont parfois de la difficulté à se les mettre en bouche (!) et à rester naturel.
Acteurs : Je n'avais pas revu Patrick Huard et Julie LeBreton jouer ensemble depuis Cadavres. Même si cette dernière n'a pas un rôle énorme, on apprécie sa présence. Pour ce qui est de Patrick Huard, le terme "rôle principal" n'est pas utilisé en vain. Malgré un personnage qui se veut humble, il prend toute la place (ce qui est très volontaire, car le père lui-même le souligne durant la scène "conseiller-personnage principal"). De toute façon, ce n'est pas une mauvaise chose, car le jeu de Patrick Huard est excellent. Aucune lourdeur, simplement une candeur sincère et jamais mal placée qui me ferait dire "honnnnn" si j'étais une fille (ça arrive, non ?). Je veux aussi saluer le fils emo de David, qui aurait pu être utilisé dans la seconde partie du film, mais qu'on a mis de côté pour une raison qu'on ne peut que supposer.
Réalisation : Toute en douceur. Ken Scott développe doucement son style. À titre de seconde réalisation (Les doigts croches étant sa première expérience), ç'aurait été audacieux de sa part de vouloir trancher avec la tradition. Je peux cependant dire qu'on a évité tous les écueils d'un premier ou deuxième long-métrage - ce qui n'est pas le cas de tous les réalisateurs - pour livrer un produit de qualité dont la réalisation est transparente, à l'image de la sincérité du personnage principal. Ken Scott n'a pas tenté d'innover - grand bien lui fasse -, il a plutôt opté pour des plans modernes et un montage en conséquence. Félicitations à Yvann Tibaudeau pour l'excellent rythme du montage. Aucune longueur. Il ne ressort de ce film que sincérité et sensibilité.
En général : C'est un très belle histoire sur la paternité et la notion de famille. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que tout (réalisation, scénario, jeu d'acteur, montage, direction photo, etc.) va dans ce sens. Il en ressort une grande cohérence qui fait du bien en ces temps où Hollywood produit trop de films...
9/10 : Très bon film que je compte me procurer dès sa sortie.
Fiche IMDb du film.
jeudi 4 août 2011
Captain America (Capitaine America) - Joe Johnston
Je voulais tellement aimer ce film !
Certaines critiques m'avaient laissé croire que ce serait un bon film. Malheureusement, ce n'est pas pour rien que Joe Johnston (The Wolfman, Hidalgo, mais aussi Jurassic Park III et Jumanji) ne travaille pas souvent - et pourquoi il fait partie de la liste des pires réalisateurs d'Hollywood. Même chose pour le montage, mais probablement que c'est le travail de Jeffrey Ford (One Hour Photo, Family Stone, Public Ennemies) qui a sauvé la mise. Ce n'est pas pour rien que c'est lui qui sera le monteur principal du film The Avengers, que j'attends impatiemment.
Bon, pas besoin de raconter l'histoire, vous l'avez lue trop souvent. Passons alors à ce qui ne va pas. L'intrigue, d'abord. Parce que c'est celle de n'importe quel film américain de super-héros. Aucune différence entre ça et Hellboy (sinon que la réalisation avait plus de gueule). Imprégnées de patriotisme maladroit et de fausse naïveté, les répliques sont rarement utiles et généralement éculées. Sans compter que le film est une suite d'excuses pour placer disgracieusement des éléments en vue de The Avengers. La réalisation comme la scénarisation dégage encore des relents du triste Rocketeer. Heureusement, c'est Joss Whedon (Dollhouse, Angel, Firefly, Buffy, etc.) qui prend en charge la réalisation et la scénarisation de The Avengers.
J'aurais vraiment aimé aimer ce film. Malheureusement, il ne valait pas le coup.
Point positif : le jeux des acteurs. Chris Evan (Push, Fantastic Four), bien que peu expressif, est assez bon. Hugo Weaving (l'agent Smith de The Matrix) est, comme à son habitude, un excellent méchant. Hayley Atwell (que je ne connaissais pas ; je n'ai pas écouté The Pillars of the Earth) est super en brunette de service qui donne du courage au héros.
5/10 : Je vous dirais bien d'attendre qu'il joue à la télé, mais il faut l'écouter pour pouvoir apprécier davantage The Avengers l'année prochaine. Cela dit, vous pouvez attendre sa sortie en vidéo.
vendredi 29 juillet 2011
Red (R.E.D.) - Robert Schwentke
D'anciens agents de la C.I.A. sont soudainement classés RED (Retraités extrêmement dangereux) et il faut maintenant les éliminer. Mais on les sous-estime, bien évidemment, alors ils prennent les devant et partent à la recherche du salaud qui veut leur mort.
On nous a sorti une ribambelle d'acteurs assez incroyables (Bruce Willis, Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren - je m'ennuyais d'elle) qui, à eux seuls, valent la peine de voir un film. Alors imaginez-les réunis ensemble ! Sérieusement, bien que certains personnages soient typés (particulièrement ceux de Willis et Malkovich), le jeu des acteurs est impressionnant. Même chose chez les jeunes; Mary-Lousie Parker m'a intrigué. Je ne la connaissais pas (je n'écoute pas Weeds) et je l'ai trouvé très amusante.
Schwentke n'a pas une réalisation très marqué. Il en est encore à un stade où il accepte les contrats qu'on lui file (Time Traveler's Wife, Flight Plan) sans y laisser sa marque, mais j'espère qu'il a trouvé son ton dans RED parce que la réalisation est d'une qualité supérieure aux sus-nommés. Le montage de Thom Noble, qui nous ramène au rythme moqueur employé dans Mask of Zorro, augmente de beaucoup mon appréciation du film.
Je n'ai pas lu le roman graphique duquel est tiré ce film, mais je le commande dans les prochains jours, c'est certain. Le scénario emprunté a sûrement aidé à la qualité du film. Warren Ellis est un scénariste de bédé qui n'a rien a envier à personne. Ses textes sont mordants et on lui doit une partie de l'humour suffisant d'Iron Man.
Ce film vaut vraiment la peine d'être vu. Cela dit, il ne mérite pas forcément d'être acheté. Une location suffit. Laissons du temps à Schwentke ainsi qu'aux scénaristes (les Hoeber qui nous ont donné Whiteout et, malheureusement, Battleship) pour perfectionner leur style.
7/10
Fiche IMDb du film.
On nous a sorti une ribambelle d'acteurs assez incroyables (Bruce Willis, Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren - je m'ennuyais d'elle) qui, à eux seuls, valent la peine de voir un film. Alors imaginez-les réunis ensemble ! Sérieusement, bien que certains personnages soient typés (particulièrement ceux de Willis et Malkovich), le jeu des acteurs est impressionnant. Même chose chez les jeunes; Mary-Lousie Parker m'a intrigué. Je ne la connaissais pas (je n'écoute pas Weeds) et je l'ai trouvé très amusante.
Schwentke n'a pas une réalisation très marqué. Il en est encore à un stade où il accepte les contrats qu'on lui file (Time Traveler's Wife, Flight Plan) sans y laisser sa marque, mais j'espère qu'il a trouvé son ton dans RED parce que la réalisation est d'une qualité supérieure aux sus-nommés. Le montage de Thom Noble, qui nous ramène au rythme moqueur employé dans Mask of Zorro, augmente de beaucoup mon appréciation du film.
Je n'ai pas lu le roman graphique duquel est tiré ce film, mais je le commande dans les prochains jours, c'est certain. Le scénario emprunté a sûrement aidé à la qualité du film. Warren Ellis est un scénariste de bédé qui n'a rien a envier à personne. Ses textes sont mordants et on lui doit une partie de l'humour suffisant d'Iron Man.
Ce film vaut vraiment la peine d'être vu. Cela dit, il ne mérite pas forcément d'être acheté. Une location suffit. Laissons du temps à Schwentke ainsi qu'aux scénaristes (les Hoeber qui nous ont donné Whiteout et, malheureusement, Battleship) pour perfectionner leur style.
7/10
Fiche IMDb du film.
mardi 26 juillet 2011
Limitless (Sans limites) - Neil Burger
Bon, on était dû pour une petite critique de film, non ?
Vous connaissez peut-être Neil Burger sans le savoir. Neil, pour les intimes, c'est le scénariste et réalisateur derrière The Illusionist et The Lucky Ones. Neil Burger a le coup d'oeil. Il sait comment accrocher le spectateur, même le plus averti. Cela dit, on ne peut pas toujours être à notre meilleur.
Limitless, c'est l'histoire d'Eddie, un auteur de science-fiction en devenir qu'on peut confondre avec un sans abri. Il est un peu lâche, négligé et distrait. Notre entrée dans sa vie coïncide avec la rupture de son couple (elle le laisse après lui avoir donné plusieurs chances) et la rencontre Vernon, le frère d'une ancienne copine. Ce frère est très heureux de le revoir et Eddie accepte même de prendre une bière à la mémoire du bon temps. C'est là que tout bascule. Vernon offre un pilule à Eddie qui, supposément, lui permet d'exploiter 100% de son cerveau. Il l'accepte en se disant qu'il ne la prendra sûrement pas. Les deux hommes se quittent là-dessus.
Plus tard, par dépit, Eddie prend la pilule et voit s'ouvrir devant lui les portes de l'infini. Ses capacités intellectuelles, son sens de l'observation et sa mémoire fusionnent en une entité suprême. Il devient un surhomme. La page blanche, dans un premier temps, perd son combat alors qu'il écrit un roman en quatre jours. Puis, c'est la bourse qui l'intéresse. Et, enfin, les gros titres. Mais la pilule crée une dépendance et Eddie n'est pas le seul à vouloir l'utiliser. Un homme mystérieux le poursuit. Les pertes de mémoire et les sauts dans le temps l'assaillent sans avertir. Ironiquement, alors qu'il croit devenir le meilleur de lui-même, il n'est plus que l'ombre de celui qu'il était.
Bonne idée de départ. Ceux qui me connaissent savent que de tels scénarios m'intéressent souvent. Les effets spéciaux sont réussis et bien intégrés. La trame sonore est énergique et colle parfaitement au film. Bradley Cooper (Eddie), qu'on a vu souvent dans des comédies comme Hangover, A-Team et Yes Man, est très convaincant.
Les autres acteurs sont bons, mais rien pour une nomination aux Oscars (exception faite de Robert De Niro, qui est toujours excellent, mais qui a un rôle de second ordre dans le film). Même chose pour le scénario. Si l'idée de départ était bonne, elle n'a pas tenu le coup durant tout le film. Limitless a été présenté comme un action-thriller film. C'est effectivement ce que c'est. On se demande continuellement comment le personnage réussira à se sortir des problème dans lesquels il se fourre et on assiste à sa fulgurante réussite (due à la pilule, pas à ses propres efforts). Et je vous épargne la fin, américaine comme seul un film américain peut en faire. Disons simplement que la morale du film, c'est que ce n'est pas mal de prendre un peu de drogue, si c'est ce qu'il te faut pour montrer ce dont tu es capable. Il suffit que personne ne le sache.
Bref, Limitless n'est pas ce que Neil Burger a fait de mieux. Le film vaut la peine d'être vu, mais pas d'être acheté selon moi. Procurez-vous plutôt The Illusionist.
7/10
Fiche IMDB du film.
Vous connaissez peut-être Neil Burger sans le savoir. Neil, pour les intimes, c'est le scénariste et réalisateur derrière The Illusionist et The Lucky Ones. Neil Burger a le coup d'oeil. Il sait comment accrocher le spectateur, même le plus averti. Cela dit, on ne peut pas toujours être à notre meilleur.
Limitless, c'est l'histoire d'Eddie, un auteur de science-fiction en devenir qu'on peut confondre avec un sans abri. Il est un peu lâche, négligé et distrait. Notre entrée dans sa vie coïncide avec la rupture de son couple (elle le laisse après lui avoir donné plusieurs chances) et la rencontre Vernon, le frère d'une ancienne copine. Ce frère est très heureux de le revoir et Eddie accepte même de prendre une bière à la mémoire du bon temps. C'est là que tout bascule. Vernon offre un pilule à Eddie qui, supposément, lui permet d'exploiter 100% de son cerveau. Il l'accepte en se disant qu'il ne la prendra sûrement pas. Les deux hommes se quittent là-dessus.
Plus tard, par dépit, Eddie prend la pilule et voit s'ouvrir devant lui les portes de l'infini. Ses capacités intellectuelles, son sens de l'observation et sa mémoire fusionnent en une entité suprême. Il devient un surhomme. La page blanche, dans un premier temps, perd son combat alors qu'il écrit un roman en quatre jours. Puis, c'est la bourse qui l'intéresse. Et, enfin, les gros titres. Mais la pilule crée une dépendance et Eddie n'est pas le seul à vouloir l'utiliser. Un homme mystérieux le poursuit. Les pertes de mémoire et les sauts dans le temps l'assaillent sans avertir. Ironiquement, alors qu'il croit devenir le meilleur de lui-même, il n'est plus que l'ombre de celui qu'il était.
Bonne idée de départ. Ceux qui me connaissent savent que de tels scénarios m'intéressent souvent. Les effets spéciaux sont réussis et bien intégrés. La trame sonore est énergique et colle parfaitement au film. Bradley Cooper (Eddie), qu'on a vu souvent dans des comédies comme Hangover, A-Team et Yes Man, est très convaincant.
Les autres acteurs sont bons, mais rien pour une nomination aux Oscars (exception faite de Robert De Niro, qui est toujours excellent, mais qui a un rôle de second ordre dans le film). Même chose pour le scénario. Si l'idée de départ était bonne, elle n'a pas tenu le coup durant tout le film. Limitless a été présenté comme un action-thriller film. C'est effectivement ce que c'est. On se demande continuellement comment le personnage réussira à se sortir des problème dans lesquels il se fourre et on assiste à sa fulgurante réussite (due à la pilule, pas à ses propres efforts). Et je vous épargne la fin, américaine comme seul un film américain peut en faire. Disons simplement que la morale du film, c'est que ce n'est pas mal de prendre un peu de drogue, si c'est ce qu'il te faut pour montrer ce dont tu es capable. Il suffit que personne ne le sache.
Bref, Limitless n'est pas ce que Neil Burger a fait de mieux. Le film vaut la peine d'être vu, mais pas d'être acheté selon moi. Procurez-vous plutôt The Illusionist.
7/10
Fiche IMDB du film.
Black Swan (Cygne noir) - Darren Aronovsky
Depuis Pi, je suis le travail de Darren Aronofsky comme un fan fini. Inutile de dire que ce commentaire sur son dernier film sera positif. Qui est Darren Aronofsky ? vous demandez-vous. Eh bien, c'est le réalisateur de Pi, Requiem for a Dream, The Fountain et The Wrestler.
Déjà, l'affiche en jette. Elle annonce à elle seule la psychologie malsaine du personnage principal. Suivez le lien de l'image et observez bien, plusieurs éléments de compositions vous mettront la puce à l'oreille.
Black Swan raconte l'histoire de Nina (merveilleusement interprétée par Natalie Portman), une soliste de ballet perfectionniste élevée dans un univers infantilisant. L'univers de Nina bascule lorsqu'elle est nommée première soliste pour le ballet Le lac des cygnes. Le metteur scène (le brillant Vincent Cassel), inspiré et fou, veut que la soliste qui interprète la reine des cygnes soit la même qui joue le cygne noir. Cette nomination coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle danseuse (Mila Kunis) que Nina perçoit comme une adversaire potentielle. Le problème de Nina, c'est qu'elle est parfaite en reine des cygnes, mais qu'elle n'a pas la folie du cygne noir. L'autre problème, c'est que Mila, elle, sait se laisser aller. Mais Nina est prête à tout. Elle mettra tout en oeuvre pour réussir à être parfaite dans les deux rôles même si cela implique de mettre en jeu sa santé mentale.
Ce film est excellent. Natalie Portman, qui a l'habitude des rôles de gentilles filles, vous arrache les tripes avec son interprétation de petite fille parfaite qui explose en cherchant à s'ouvrir. Le résalisateur y est allé d'une réalisation à l'image de la psychologie des personnages : beaucoup de gros plans serrés s'opposent à autant de plans moyens.
Le film est tourné en 16mm et en numérique. Souvent, le grain est très présent - et délectable - et nous pousse dans une intimité inconfortable - et tellement agréable - semblable à celle qu'Aronofsky allait chercher dans The Wrestler. Là où ça passe moins bien, c'est dans le rendu des effets spéciaux... Forcément, ils décalent. L'ajustement fait sur les effets afin qu'ils se fondent à la pellicule est efficace, mais ça ne fonctionne pas toujours.
Cela pardonné (ils ont eu droit à un budget de 13M$, ce qui est loin d'être beaucoup aux États-Unis), la réalisation, dont je viens de parler, et la scénarisation, dont je vais parler, rattrape ce léger détail à 100%. Petit détail intéressant qui décuple la qualité du film : le scénario est construit en continuelle analogie avec l'histoire du Lac des cygnes. Si vous n'êtes pas commun à l'histoire, voici un lien qui vous en apprendra suffisamment et qui vous fera réaliser que Darren Aronofsky est un dieu.
Je vous en parlerais davantage, mais je brûlerais quelques surprises, alors, si vous y tenez, nous en parlerons en personne.
10/10
Fiche IMDB du film.
Déjà, l'affiche en jette. Elle annonce à elle seule la psychologie malsaine du personnage principal. Suivez le lien de l'image et observez bien, plusieurs éléments de compositions vous mettront la puce à l'oreille.
Black Swan raconte l'histoire de Nina (merveilleusement interprétée par Natalie Portman), une soliste de ballet perfectionniste élevée dans un univers infantilisant. L'univers de Nina bascule lorsqu'elle est nommée première soliste pour le ballet Le lac des cygnes. Le metteur scène (le brillant Vincent Cassel), inspiré et fou, veut que la soliste qui interprète la reine des cygnes soit la même qui joue le cygne noir. Cette nomination coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle danseuse (Mila Kunis) que Nina perçoit comme une adversaire potentielle. Le problème de Nina, c'est qu'elle est parfaite en reine des cygnes, mais qu'elle n'a pas la folie du cygne noir. L'autre problème, c'est que Mila, elle, sait se laisser aller. Mais Nina est prête à tout. Elle mettra tout en oeuvre pour réussir à être parfaite dans les deux rôles même si cela implique de mettre en jeu sa santé mentale.
Ce film est excellent. Natalie Portman, qui a l'habitude des rôles de gentilles filles, vous arrache les tripes avec son interprétation de petite fille parfaite qui explose en cherchant à s'ouvrir. Le résalisateur y est allé d'une réalisation à l'image de la psychologie des personnages : beaucoup de gros plans serrés s'opposent à autant de plans moyens.
Le film est tourné en 16mm et en numérique. Souvent, le grain est très présent - et délectable - et nous pousse dans une intimité inconfortable - et tellement agréable - semblable à celle qu'Aronofsky allait chercher dans The Wrestler. Là où ça passe moins bien, c'est dans le rendu des effets spéciaux... Forcément, ils décalent. L'ajustement fait sur les effets afin qu'ils se fondent à la pellicule est efficace, mais ça ne fonctionne pas toujours.
Cela pardonné (ils ont eu droit à un budget de 13M$, ce qui est loin d'être beaucoup aux États-Unis), la réalisation, dont je viens de parler, et la scénarisation, dont je vais parler, rattrape ce léger détail à 100%. Petit détail intéressant qui décuple la qualité du film : le scénario est construit en continuelle analogie avec l'histoire du Lac des cygnes. Si vous n'êtes pas commun à l'histoire, voici un lien qui vous en apprendra suffisamment et qui vous fera réaliser que Darren Aronofsky est un dieu.
Je vous en parlerais davantage, mais je brûlerais quelques surprises, alors, si vous y tenez, nous en parlerons en personne.
10/10
Fiche IMDB du film.
Gake no ue no Ponyo (Ponyo sur la falaise) - Hayao Miyazaki
Excellent film. Le scénario, loin d’être un calque du conte de "La Petite Sirène", s’inspire très librement d’Andersen, mais les références y sont plus frapantes, cela dit, que celles de Castle in the Sky, qui reprenait seulement en partie l’histoire de Laputa, la cité volante décrite par Jonathan Swift dans Les voyages de Gulliver.
Ponyo, c’est un poisson rouge, l’aînée de sa famille, qui est intriguée par le monde extérieur. Un jour où elle visite la surface, elle est prise au piège dans un pot en verre dont un jeune garçon de 5 ans (Sosuke) réussit à la libérer. Le poisson rouge tombe en amour avec Sosuke et ce dernier s’attache très rapidement à celle qu’il nommera « Ponyo » (qui est l’équivalent phonétique, selon Miyazaki, du bruit que fait quelque chose de doux, moelleux et visqueux quand on le serre).
Après l’avoir perdu de vue, la jeune Ponyo retourne trouver Sosuke sous une forme humaine et développe avec lui un amour naïf et candide comme seuls les enfants (et les personnages de Miyazaki) peuvent le vivre.
Comme souvent, le réalisateur pose un questionnement environnemental. Cette fois, il est certainement moins prononcé que dans Princess Mononoke ou The Racoon War (réalisé par Takahata, mais scénarisé en partie par Miyazaki), car c’est surtout au début qu’on souligne les dégâts causés par l’homme sur l’écosystème.
Côté réalisation, rien à redire. Les Studios Ghibli prouvent une fois de plus que le 2D à l’ancienne n’est pas mort. Tout, jusqu’aux vagues (et il y en a beaucoup dans ce film !), a été animé à la main. Les habitués de l’animation reconnaîtront tout de suite la qualité irréprochable des animations et des arrière-plans, qui sont de réelles œuvres d’art.
Les puristes, qui sont parfois ennuyés par les similitudes visuelles entre les personnages des différents films de Miyazaki, seront très heureux de découvrir des personnages plus jeunes et approchés différemment. Attention, nous restons dans le style de l’auteur, alors certains comportements et certaines réflexions de Sosuke ne seront pas sans rappeler Ashitaka (Princess Mononoke) tout comme Ponyo rappelera Mei (la jeune sœur dans My neighbor Totoro).
Bref, un film a voir et à revoir. Moi-même, depuis que ma fille l’a découvert, je l’écoute pratiquement une fois par jour et je n’arrive pas à m’ennuyer. Au contraire, je me suis même mis à me faire des soupes avec des œufs et du jambon.
8/10
Fiche IMDB du film.
Ponyo, c’est un poisson rouge, l’aînée de sa famille, qui est intriguée par le monde extérieur. Un jour où elle visite la surface, elle est prise au piège dans un pot en verre dont un jeune garçon de 5 ans (Sosuke) réussit à la libérer. Le poisson rouge tombe en amour avec Sosuke et ce dernier s’attache très rapidement à celle qu’il nommera « Ponyo » (qui est l’équivalent phonétique, selon Miyazaki, du bruit que fait quelque chose de doux, moelleux et visqueux quand on le serre).
Après l’avoir perdu de vue, la jeune Ponyo retourne trouver Sosuke sous une forme humaine et développe avec lui un amour naïf et candide comme seuls les enfants (et les personnages de Miyazaki) peuvent le vivre.
Comme souvent, le réalisateur pose un questionnement environnemental. Cette fois, il est certainement moins prononcé que dans Princess Mononoke ou The Racoon War (réalisé par Takahata, mais scénarisé en partie par Miyazaki), car c’est surtout au début qu’on souligne les dégâts causés par l’homme sur l’écosystème.
Côté réalisation, rien à redire. Les Studios Ghibli prouvent une fois de plus que le 2D à l’ancienne n’est pas mort. Tout, jusqu’aux vagues (et il y en a beaucoup dans ce film !), a été animé à la main. Les habitués de l’animation reconnaîtront tout de suite la qualité irréprochable des animations et des arrière-plans, qui sont de réelles œuvres d’art.
Les puristes, qui sont parfois ennuyés par les similitudes visuelles entre les personnages des différents films de Miyazaki, seront très heureux de découvrir des personnages plus jeunes et approchés différemment. Attention, nous restons dans le style de l’auteur, alors certains comportements et certaines réflexions de Sosuke ne seront pas sans rappeler Ashitaka (Princess Mononoke) tout comme Ponyo rappelera Mei (la jeune sœur dans My neighbor Totoro).
Bref, un film a voir et à revoir. Moi-même, depuis que ma fille l’a découvert, je l’écoute pratiquement une fois par jour et je n’arrive pas à m’ennuyer. Au contraire, je me suis même mis à me faire des soupes avec des œufs et du jambon.
8/10
Fiche IMDB du film.
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